Comment Philippe Germain se prépare-t-il à la baisse du marché immobilier ?

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Philippe Germain immobilier

Les médias et les experts l’annoncent depuis de nombreux mois : il faut s’attendre à une baisse du marché immobilier. Après la pandémie, Philippe Germain, investisseur chevronné, a observé une flambée du marché et un regain d’activité, que nombre de spécialistes n’avaient pas vu venir. Dans de nombreux pays, la situation est aujourd’hui plus morose, avec peu de transactions et un marché en berne. Néanmoins, ce n’est pas le cas partout et Dubaï, en particulier, fait exception à la règle. Philippe Germain y a établi sa société, CEG Invest. Selon lui, il est important de se préparer à la baisse de l’immobilier, ce qui permet d’anticiper et de développer des approches plus résilientes.

Pourquoi une baisse du marché immobilier, selon Philippe Germain ?

On nous annonce la baisse de l’immobilier. Mais pourquoi ? Pour Philippe Germain, l’immobilier devrait connaître une phase de correction, après l’euphorie qui a suivi la pandémie. Selon le fondateur de CEG Invest, il s’agit plutôt d’un mécanisme de régulation, après l’apparition de bulles immobilières dans différents pays, dont le Canada ou la France. Le marché de l’immobilier, nous confie Philippe Germain, est soumis à la loi de l’offre et de la demande. Lorsqu’il y a moins de biens à acheter que d’acheteur, les prix s’envolent.

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Mais aujourd’hui, de nombreux acheteurs potentiels ne peuvent passer à l’action. Selon Philippe Germain, les raisons sont multiples. La remontée des taux, tout d’abord, exclut de nombreux acquéreurs potentiels des prêts immobiliers. Les crédits sont difficiles à obtenir. Mais un investisseur présente souvent de meilleures garanties que les autres emprunteurs, puisqu’il va tirer des revenus de son immeuble. Il reste, confie Philippe Germain, fondateur de CEG Invest, que de nombreux acheteurs sont frileux. Ils craignent l’instabilité du marché et la crise économique.

Cette dernière épargne encore certaines parties du globe, où des bulles immobilières sont encore présentes, comme à Dubaï. Mais les équilibres sont fragiles, explique Philippe Germain, ainsi que le montre la chute du géant chinois de l’immobilier, Evergrande, aujourd’hui endetté à hauteur de 328 milliards de dollars. Les investisseurs choisissent l’immobilier pour sa moindre volatilité, comparée à la bourse, indique le fondateur de CEG Invest. Mais en période d’incertitudes économiques, l’immobilier n’est pas épargné, même s’il résiste.

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Les analyses de Philippe Germain mettent en évidence une situation paradoxale, dans laquelle les gens peinent à se loger au Québec, tandis que le marché de l’immobilier est grippé. Il espère que l’AMF Québec, l’Autorité des marchés financiers, saura par sa supervision des transactions financières, ramener la confiance chez les investisseurs potentiels.

La baisse de l’immobilier : une opportunité à saisir, selon Philippe Germain

Philippe Germain estime que pour l’investisseur, toute tendance recèle des opportunités, y compris les périodes de baisse. L’important, selon le fondateur de CEG Invest, est de savoir les reconnaître et d’oser les saisir. Lorsque l’immobilier baisse, ce n’est pas vraiment le moment de vendre. Nombre d’investisseurs se désolent de la perte de valeur supposée de leur bien. En réalité, pour Philippe Germain, ils ne perdent de l’argent qu’au moment où ils mettent leur immeuble ou leur appartement en vente.

Dans de nombreux pays, les candidats à la location peinent à trouver à se loger. Le Canada a même décidé récemment d’interdire la vente de biens immobiliers à des étrangers, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. L’investisseur attentif aux opportunités à toutes les chances de trouver de bonnes affaires. En période de baisse, il ne faut pas hésiter à négocier les prix, affirme Philippe Germain. Le fondateur de CEG Invest est d’ailleurs passé maître dans cet exercice.

Les biens les plus décotés sont souvent ceux qui ne correspondent pas aux nouvelles normes environnementales. Mais comme les gouvernements ont mis en place des aides à la rénovation énergétique ou à la réhabilitation d’ensembles dégradés, il faut les intégrer à ses projets d’investissements, conseille Philippe Germain. Avec à la clé, bien souvent, d’intéressants avantages fiscaux. De plus, les entreprises du bâtiment, incontournables pour toute rénovation, sont elles aussi disposées à négocier leurs prix.

Peut-on pour autant affirmer que la baisse de l’immobilier est une chance pour l’investisseur ? En tout cas, elle n’inspire pas de craintes particulières à Philippe Germain et à sa société CEG Invest. Lui-même continue à investir et à lever des fonds pour des projets ambitieux, comme la seconde tranche de l’ensemble immobilier River Creek, aux Etats-Unis. Bien sûr, ce type d’opération doit toujours s’inscrire dans le respect des lignes directrices de l’AMF Québec, l’Autorité des marchés financiers ou autres régulateurs locaux, afin d’offrir un maximum de garanties aux investisseurs.

L’intérêt de l’AMF Québec selon Philippe Germain

Selon Philippe Germain, dans le contexte actuel marqué par la crise financière, l’AMF Québec et autres régulateurs jouent un rôle crucial en tant qu’institution de régulation. Au Québec, cette organisation, l’Autorité des marchés financiers (AMF Québec), supervise les opérations financières majeures dans la province, offrant ainsi une assurance et une sécurité aux investisseurs face aux incertitudes qui caractérisent le paysage de l’investissement immobilier.

Il est intéressant de noter que d’autres provinces canadiennes envisagent de mettre en place des organismes similaires, s’inspirant du modèle et de l’action de l’AMF Québec. En veillant sur les transactions financières, l’AMF Québec renforce la confiance et apporte plus de tranquillité d’esprit aux investisseurs.